Votre centre EUROPE DIRECT part tous les mois à la rencontre des porteurs de projets européens ou ayant bénéficié des fonds européens sur le territoire. Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir le Cinéma « Le Concorde » à Baccarat (54120)
Projets européens en Lorraine : le cinéma Le Concorde
Votre centre EUROPE DIRECT part tous les mois à la rencontre des porteurs de projets européens ou ayant bénéficié de fonds européens sur le territoire. Ce mois-ci, direction Baccarat, en Meurthe-et-Moselle, pour découvrir le cinéma Le Concorde, un équipement culturel de proximité dont la rénovation de la toiture a été largement soutenue par le FEADER.
Rencontre avec Sabine Tiha, présidente de l’Association d’Éducation Populaire et Sociale de Baccarat
Pouvez-vous nous présenter le cinéma Le Concorde ?
Le cinéma existe à Baccarat depuis le début du XXe siècle, à l’origine sous la forme d’un cinéma paroissial.
Face au développement du nombre de spectateurs, un bâtiment spécialement consacré au cinéma est construit en 1962, comprenant un hall, une cabine de projection et une salle. Il prend alors le nom de Le Concorde.
Aujourd’hui, le cinéma est géré de manière autonome par l’Association d’Éducation Populaire et Sociale de Baccarat (AEPS).
Quelle place occupe aujourd’hui ce cinéma de proximité ?
Le Concorde assure une séance hebdomadaire tout au long de l’année, mais son rôle dépasse largement la simple programmation cinématographique.
Le cinéma accueille également des écoles, associations, entreprises, organismes publics ou encore des EHPAD. Des représentations théâtrales, concerts et spectacles de fin d’année peuvent aussi être organisés dans la salle.
Son rayonnement dépasse ainsi la seule ville de Baccarat et s’étend jusqu’aux communes voisines de Meurthe-et-Moselle et des Vosges.
Pour l’association, cette proximité permet notamment d’accueillir des groupes de petite taille qui ne trouvent pas toujours leur place dans les cinémas commerciaux.
Pourquoi des travaux étaient-ils nécessaires ?
Après une première modernisation permettant notamment le passage de la projection argentique au numérique et la mise en accessibilité du cinéma, deux problèmes importants demeuraient.
La chaudière au fioul était vieillissante et, surtout, la toiture en fibrociment commençait à présenter des infiltrations d’eau.
L’association a donc engagé un projet de remplacement de la toiture, comprenant également une isolation thermique et phonique.
Qu’ont permis de financer les fonds européens ?
Le coût total des travaux s’est élevé à 91 993,66 €.
L’Union européenne, à travers le FEADER, a apporté une aide de 85 854,46 €, correspondant à la totalité du devis initial présenté.
Au cours du chantier, des travaux supplémentaires ont dû être réalisés sur la toiture de la cabine de projection, ce qui explique la différence entre le montant de l’aide et le coût final de l’opération.
Initialement, le projet devait également bénéficier de financements du Département de Meurthe-et-Moselle, de la Région Grand Est et du Centre national du cinéma. L’obtention d’une aide FEADER couvrant l’intégralité du devis initial a finalement conduit l’association à renoncer à ces autres subventions.
Qu’est-ce que ces travaux ont changé ?
Le changement est très concret : les infiltrations ont disparu et l’isolation du bâtiment a été nettement améliorée.
Les spectateurs et les bénévoles bénéficient désormais d’un meilleur confort thermique et acoustique, notamment lors des épisodes de fortes pluies.
Les travaux ont également permis d’améliorer l’aspect général d’un bâtiment qui commençait à se dégrader.
Pourquoi est-il important de maintenir un cinéma de proximité ?
Pour l’AEPS, Le Concorde joue avant tout un rôle de service culturel de proximité.
Il permet de faciliter l’accès à la culture pour tous les âges et tous les publics : scolaires, associations, entreprises, institutions, personnes âgées ou simples habitants du territoire.
Le cinéma reste également un lieu de rencontre et de mixité sociale, au-delà de la seule projection de films.
Le projet aurait-il été possible sans l’aide européenne ?
Sans l’aide du FEADER, l’association aurait probablement dû recourir à l’emprunt.
Dans un contexte encore marqué par les conséquences économiques de la crise sanitaire, les travaux auraient très certainement été repoussés aussi longtemps que les fuites pouvaient encore être gérées.
Pour l’association, le soutien européen a donc permis de réaliser rapidement un investissement devenu indispensable au maintien du cinéma.
« Un très grand merci à l’Europe et aux équipes qui nous ont accompagnés. »



